EHS et MCS : Une base de connaissances scientifique sur les troubles électromagnétiques

http://www.ehs-mcs.org/
http://www.ehs-mcs.org/

L’EHS et MCS est une plateforme d’informations mise à disposition des patients et des médecins sur l’hypersensibilité aux champs électromagnétiques et aux produits chimiques. Il est la propriété de l’ARTAC, l’Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse dirigée par le Professeur Belpomme, épaulé par ses équipes. Les informations présentées sur ce site sont le résultat de leurs recherches et de leur prise en charge de plus de 700 personnes souffrant d’électrohypersensibilité depuis 2008.

Ils définissent tout d’abord les notions d’intolérance, de susceptibilité et d’hypersensibilité. Ils font également un éclairage sur l’électrohypersensibilité et la sensibilité multiple aux produits chimiques. On peut également découvrir sur ce site la description du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et s’intéresser à ses formes cliniques.
Le grand public et les professionnels de santé ont par ailleurs l’occasion d’étudier les critères de diagnostique de ce syndrome, tant sur le plan clinique que biologique.

Les hommes et les femmes dits électrohypersensibles disposent d’une fiche pratique explicative sur la pollution électromagnétique et les principes pour s’en protéger. L’ARTAC détaille en outre les traitements existants et fait un point sur les essais thérapeutiques menés de concert avec l’ECERI (European Cancer and Environment Research).

Les publications scientifiques consacrées aux différents phénomènes que nous avons cités sont référencées sur ce site.

Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse

L’ARTAC (Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse) désigne un organisme de recherche qui unit des cancérologues, des malades et représentants de la société civile.

Ses travaux sont notamment menés dans le but de diminuer le nombre de nouveaux cancers. Les recherches réalisées par ses membres ont également pour objectif d’améliorer le pronostic des cancers diagnostiqués chez les malades. Elles doivent contribuer à la mise au point de nouveaux traitements anti-cancéreux. L’ARTAC analyse particulièrement les formes de pollution environnementales et sociétales qui peuvent favoriser le développement de cette terrible maladie.

L’association dirigée par le Professeur Dominique Belpomme poursuit d’autres objectifs. Elle s’engage à informer la population et les professionnels de santé sur le cancer et les moyens mis en oeuvre pour le prévenir ou le traiter. Parmi les autres missions qu’elle s’est fixée, l’ARTAC collabore avec différents acteurs (malades, équipes soignantes, pouvoirs publics…) dans le but d’améliorer les conditions de la prise en charge des malades.

L’association est à l’origine de l’Appel de Paris, une déclaration historique sur les dangers sanitaires de la pollution chimique, prononcée le 7 mai 2004 à l’UNESCO à l’occasion du colloque “Cancer, Environnement et Société”.

Association pour la Santé Environnementale du Québec

L’ASEQ (Association pour la Santé Environnementale du Québec) se mobilise pour aider toutes les personnes souffrantes de sensibilités aux champs électromagnétiques. Elle regrette les réponses inadaptées qu’apporte la société à ces hommes et ces femmes qui sont affectées différemment par cette condition.

Les conséquences sont terribles pour certains d’entre eux : ils ont des difficultés dans l’exercice de leur profession au quotidien voire sont incapables de travailler, ils s’isolent progressivement et ils doivent endurer des problèmes physiques handicapant. Par conséquent, ces personnes voient leur qualité de vie se dégrader sensiblement.

La Suède en avance dans la prévention

L’ASEQ met en valeur la réaction suédoise vis à vis de l’hypersensibilité aux champs électromagnétiques. Le pays scandinave a une approche adéquate en considérant ce problème de santé du point de vue de l’environnement, les hommes et femmes affectés sont davantage considérés et accompagnés pour vivre plus confortablement.

L’association Québécoise évoque sur son site les études scientifiques qui rapportent que l’exposition aux champs électromagnétiques pouvait avoir des conséquences néfastes sur la santé, notamment en affectant les marqueurs du système immunitaire et en déréglant le métabolisme cérébral de la glucose.

L’ASEQ présente des informations issues de diverses sources au sujet de l’hypersensibilité aux champs électromagnétiques et elle propose des solutions pour aider les personnes affectées. Il s’agit notamment de favoriser l’hébergement des personnes les plus touchées dans des habitats adaptés à leur condition. Elle soutient plus généralement celles et ceux qui souffrent d’hypersensibilité environnementale.

L’association s’est fixé pour mission de promouvoir des solutions écologiques dans le but de préserver l’environnement pour les générations futures. En outre, elle s’engage à sensibiliser le grand public sur les hypersensibilités environnementales et les moyens existants pour minimiser les expositions.

Qu’est-ce que l’électro-sensibilité ?

L’électro-sensibilité, ou hypersensibilité électromagnétique ou encore électro-hypersensibilité (HSEM) définit généralement un trouble de la santé dont l’origine provient d’une exposition aux champs magnétiques ou ondes magnétiques.

Les pathologies souvent rapportées par les personnes souffrant d’électro-sensibilité sont les suivantes :

  • Au niveau neurologique : fatigue, faiblesse, spasmes musculaires, altération des réflexes, perte de mémoire, irritabilité, douleurs articulaires, maux de têtes, vertiges, nausées, difficultés de concentration, dépression, anxiété, insomnie, douleurs dans les jambes, fièvre, voire même dans certains cas psychoses ou paralysies.
  • Au niveau cardiaque: modification de la pression sanguine, palpitations, arythmie, modification du rythme cardiaque, manque de souffle, douleurs diverses dans la poitrine.
  • Au niveau respiratoire : pneumonies, asthme, sinusites, bronchites.
  • Au niveau de la peau : sensation de brûlure, rougeurs, démangeaisons.
  • Au niveau des yeux:tension oculaire, détérioration de la vision, douleurs et sensations de brûlures, cataracte.
  • Autres symptômes généralement rapportés : perte d’odorat, bourdonnement dans les oreilles, déshydratation, saignements du nez, saignements, modification dans l’assimilation de sucre, problèmes immunitaires, problèmes digestifs, douleur abdominale, problème de thyroid, douleurs aux ovaires ou aux testicules, sécheresse de la bouche, de la langue, des yeux, grande soif, perte de cheveux, douleurs dans les dents, détérioration des sens.

Habitez-vous à proximité d’une source de pollution électromagnétique ?

Cartoradio recense les stations radioélectriques implantées sur le territoire français et cette plateforme présente les mesures de champ électromagnétiques émis par les antennes. C’est l’Agence Nationale des Fréquences qui propose cet outil sur son site internet. Chaque utilisateur a accès aux informations concernant les différentes installations. 159 000 installations autorisées recouvraient le territoire en mai 2012 selon l’AFNR et nul doute que ce chiffre a bien évolué entre temps.

On distingue les supports d’installations radioélectriques des installations elles-mêmes qui désignent les équipements d’émission/réception et les antennes associées. De plus, on différencie quatre catégories d’installations émettrices d’ondes :

  • la téléphonie mobile
  • la diffusion de la télévision
  • la diffusion de la radio
  • les autres installations

Plusieurs informations sont livrées au public sur chaque fiche de mesure. On peut notamment découvrir la date et le lieu des mesures ainsi que des indications géographiques relatives à l’emplacement des émetteurs.

Des services supplémentaires sont offerts aux internautes qui s’inscrivent sur la plateforme Cartoradio. Ils ont d’une part la possibilité de gérer leur carte de manière intuitive avec des paramètres mémorisés. D’autre part, ils ont l’opportunité d’exporter au format CSV une partie des informations relatives aux supports et aux mesures.

Les informations sont en outre accessibles via Cartoradio mobile, une application disponible sur Android et iOS.

Électrosensibilité : Témoignage

Héloise Combes est une jeune femme qui a livré en avril 2015 un témoignage poignant sur son problèmes d’électrosensibilité. Elle raconte les premiers symptômes de cette pathologie handicapante, qu’elle a subis pour la première fois il y a déjà 13 ans. Il s’agissait notamment de brûlures au niveau des mains lorsqu’elle se servait d’un ordinateur et de sensations de migraine.

Les symptômes se sont manifestés encore plus fréquemment quand Héloise a du utiliser un ordinateur de manière intensive raconte-t-elle sur son blog. Elle a du faire face à des troubles de la vue, elle a souffert de tensions musculaires et encore plus grave, Héloise a connu des pertes de mémoire, elle a éprouvé des vertiges et même subi un malaise en pleine rue.

Une intolérance générale aux ondes électromagnétiques

Son quotidien s’apparente depuis à un véritable calvaire lorsqu’elle ne respecte pas certaines précautions. La Montpelliéraine ne supporte même plus l’internet filaire, elle ressent des sifflements aigus lorsqu’elle se trouve à proximité de lignes électriques, et pire, elle ne peut plus se rendre dans un lieu où sont allumés plusieurs téléphones mobiles, sous peine de souffrir d’autres maux handicapants comme les troubles d’équilibre.

Héloise envisage de déménager afin de s’éloigner de toutes les ondes émises par les nombreux appareils que nous utilisons tous au quotidien. Elle a tenu à témoigner pour alerter le grand public quant aux dangers relatifs aux champs électromagnétiques. Un praticien qu’elle a consulté lui a expliqué que l’exposition aux ondes avait pour conséquence chez elle, un manque d’oxygénation du cerveau et une attaque des globules rouges.

Reconnaissance de la pathologie par la justice : Un premier cas en France

Les troubles liés à électrosensibilité ou l’hypersensibilité ont été reconnus pour la première fois par un tribunal français en août 2015. La plaignante s’est vue accordée le droit à une allocation pour adulte handicapé d’une durée de trois ans, éventuellement renouvelable, sous forme d’aide technique et d’aménagement de son logement.

La Californie impose aux vendeurs de téléphones mobiles d’informer leur clientèle sur le risque des ondes

La ville californienne de Berkeley a adopté une mesure en août 2015 imposant les magasins de téléphonie mobile à informer les consommateurs sur les risques liés à l’utilisation de ces appareils. La loi force les commerçants à indiquer dans leur établissement les risques ou fournir un document à leurs clients expliquant les rayonnements que les mobiles émettent et les recommandations pour utiliser ces appareils en toute sécurité. La loi engage notamment les marchands à informer des risques relatifs aux expositions élevées aux rayonnements lorsqu’on garde son téléphone dans sa poche ou son soutien gorge.

L’OMS a déclaré en 2011 comme potentiellement cancérigène les rayonnements de faible énergie émis par les téléphones mobiles, du fait du lien qui puisse exister entre l’utilisation de ces dispositifs et le développement de tumeurs cérébrales. Cette classification peut sembler inquiétante mais elle met en fait au même niveau de dangerosité ces appareils et la caféine, une substance susceptible d’accroître le risque de cancer. D’autres organisations comme l’American Cancer Society et le Centers for Disease Control and Prevention demeurent plus prudentes et réclament davantage de recherches avant d’émettre des recommandations.

La plus grande étude réalisée à ce jour concernait 14 000 personnes en bonne santé et 7 000 hommes et femmes qui avaient développé une tumeur cérébrale. Les auteurs n’ont pas constaté de lien entre l’utilisation de mobiles et la prévalence du taux de gliome. Ils ont cependant constaté que les individus qui s’étaient servis de leur téléphone pendant au moins 1 640 heures sans kit main libre avait 40% plus de chance de développer ce type de tumeur, mais cette tendance peut s’expliquer selon le Professeur David A. Savitz par des réponses exagérées, de la part de personnes qui recherchent des raisons pour expliquer leur maladie.
Par ailleurs, il précise que ces technologies génèrent des rayonnements non ionisants, qui n’ont pas la faculté de modifier l’ADN.

De nouvelles études sont en cours, à l’image de COSMOS, qui devrait permettre de récolter des données plus précises que celles dont nous disposons aujourd’hui. Le projet Mobi-Kids sera quant à lui intéressant pour évaluer les risques qu’encourent les enfants.

Étude Mobi-Kids : Pour identifier les risques de cancer avec les téléphones portables

Tumeurs cérébrales et téléphones portables

Les tumeurs cérébrales représentent le deuxième type de cancer le plus fréquent chez les jeunes de moins de 25 ans, juste après la leucémie. On dispose malheureusement d’assez peu d’information sur les facteurs augmentant les risques de développer une tumeur cérébrale.

L’exposition aux rayonnements ionisants (de sources naturelles comme artificielles), aux produits chimiques et aux champs électromagnétiques, et des conditions médicales très particulières sont quelques-uns des facteurs susceptibles d’être à l’origine de ces tumeurs. La démocratisation des technologies de communication et l’utilisation intensive des appareils sans fils par les jeunes peuvent être à ce titre assez inquiétant en termes de santé publique.

Malgré l’augmentation du nombre de tumeurs cérébrales chez les jeunes ces dernières décennies, elles se développent fort heureusement assez rarement jusqu’à ce jour. Des études réalisées à l’échelle internationale doivent être menées pour mieux déterminer les facteurs environnementaux qui augmentent les risques de voir apparaître cette maladie.

Le projet Mobi-Kids poursuit l’objectif suivant : évaluer la corrélation entre le risque de développer une tumeur cérébrale et les facteurs environnementaux, notamment les dispositifs de communication.

Plus d’informations sur Research Gate ou sur Crealradiation.com

Téléphone portable et Cancer : Quelles sont les études actuellement en cours ?

  • L’étude “INTERPHONE” (étude épidémiologique internationale)
  • L’étude “COSMOS” qui est une étude de cohorte internationale sur les possibles effets sanitaires à long terme de l’utilisation du téléphone mobile. Cette étude suivra pendant 20 à 30 ans l’état de santé de 250 000 personnes utilisatrices d’un téléphone mobile.
  • L’étude “MOBIKIDS” qui est une étude cas-témoin sur le risque de tumeurs cérébrales chez des enfants, liées à l’utilisation de téléphones mobiles.

Quels sont les portables qui émettent le plus d’ondes ?

Voici une liste établie par le site CNET concernant les valeurs d’émission d’ondes électromagnétiques de portable populaires sur le marché en 2015.

Attention: un indice DAS faible ne veut pas forcément dire moins de danger pour la santé. Un téléphone avec un indice DAS élevé peut être efficace et fonctionner normalement à faible puissance, tandis qu’un téléphone dont l’indice DAS est faible peut au contraire demander une puissance plus importante afin de fonctionner normalement. Tout dépendra de l’optimisation du matériel et logiciel présents dans votre appareil. Notez que la puissance d’émission (intensité des ondes émises) sera plus élevée si le téléphone ne capte pas bien (deux barres par exemple). Lire nos conseils pour se protéger.

Les portables qui émettent le plus d’ondes (DAS)

 Huawei P8 1,72
 Alcatel OneTouch Idol 3 (5.5 pouces) 1,631
 Alcatel OneTouch Idol 3 (4.7 pouces) 1,277
 Motorola Moto G 4G 1,24
 Apple iPhone 5s 0,979
 Apple iPhone 6 0,972
 Apple iPhone 5c 0,956
 Apple iPhone 6 Plus 0,907
 Sony Xperia Z3 Compact 0,862
 Motorola Moto G 0,79
 Microsoft / Nokia Lumia 635 0,79
 Sony Xperia Z3+ 0,74
 Sony Xperia Z3 0,691
 Motorola Moto G (2e génération) 0,687
 Motorola Moto G 4G (2e génération) 0,67
 Microsoft / Nokia Lumia 735 0,66
 LG G4 0,618
 Sony Xperia M4 Aqua 0,605
 Samsung Galaxy Core Prime 0,6
 Microsoft / Nokia Lumia 930 0,6

Les portables qui émettent le moins d’ondes (DAS)

 Wiko Highway 4G  0,256
 Samsung Galaxy Note 3  0,29
 LG G3  0,291
 Wiko Ridge  0,291
 Wiko Rainbow 4G  0,327
 Asus Zenfone 2 (ZE551ML)  0,351
 HTC Desire 620  0,362
 Samsung Galaxy Note 4  0,366
 Samsung Galaxy S6  0,382
 Archos 50 Diamond  0,395
 Nexus 5  0,407
 Samsung Galaxy Grand Prime  0,412
 HTC One M8  0,419
 Honor 6  0,422
 Samsung Galaxy S6 Edge  0,473
 HTC One M9  0,518
 Nexus 6  0,531
 Microsoft / Nokia Lumia 535  0,54
 Samsung Galaxy S5  0,562
 BlackBerry Classic  0,59

Source: CNET