Quels sont les portables qui émettent le plus d’ondes ?

Voici une liste établie par le site CNET concernant les valeurs d’émission d’ondes électromagnétiques de portable populaires sur le marché en 2015.

Attention: un indice DAS faible ne veut pas forcément dire moins de danger pour la santé. Un téléphone avec un indice DAS élevé peut être efficace et fonctionner normalement à faible puissance, tandis qu’un téléphone dont l’indice DAS est faible peut au contraire demander une puissance plus importante afin de fonctionner normalement. Tout dépendra de l’optimisation du matériel et logiciel présents dans votre appareil. Notez que la puissance d’émission (intensité des ondes émises) sera plus élevée si le téléphone ne capte pas bien (deux barres par exemple). Lire nos conseils pour se protéger.

Les portables qui émettent le plus d’ondes (DAS)

 Huawei P81,72
 Alcatel OneTouch Idol 3 (5.5 pouces)1,631
 Alcatel OneTouch Idol 3 (4.7 pouces)1,277
 Motorola Moto G 4G1,24
 Apple iPhone 5s0,979
 Apple iPhone 60,972
 Apple iPhone 5c0,956
 Apple iPhone 6 Plus0,907
 Sony Xperia Z3 Compact0,862
 Motorola Moto G0,79
 Microsoft / Nokia Lumia 6350,79
 Sony Xperia Z3+0,74
 Sony Xperia Z30,691
 Motorola Moto G (2e génération)0,687
 Motorola Moto G 4G (2e génération)0,67
 Microsoft / Nokia Lumia 7350,66
 LG G40,618
 Sony Xperia M4 Aqua0,605
 Samsung Galaxy Core Prime0,6
 Microsoft / Nokia Lumia 9300,6

Les portables qui émettent le moins d’ondes (DAS)

 Wiko Highway 4G 0,256
 Samsung Galaxy Note 3 0,29
 LG G3 0,291
 Wiko Ridge 0,291
 Wiko Rainbow 4G 0,327
 Asus Zenfone 2 (ZE551ML) 0,351
 HTC Desire 620 0,362
 Samsung Galaxy Note 4 0,366
 Samsung Galaxy S6 0,382
 Archos 50 Diamond 0,395
 Nexus 5 0,407
 Samsung Galaxy Grand Prime 0,412
 HTC One M8 0,419
 Honor 6 0,422
 Samsung Galaxy S6 Edge 0,473
 HTC One M9 0,518
 Nexus 6 0,531
 Microsoft / Nokia Lumia 535 0,54
 Samsung Galaxy S5 0,562
 BlackBerry Classic 0,59

Source: CNET

Téléphone portable et cancer du cerveau

Une étude parue en mai 2014 dans la revue scientifique “Occupational and Environnemental Medecine” [1] rapporte un risque accru de développer une tumeur au cerveau chez les personnes qui utilisent leur téléphone mobile de manière intensive.

Des chercheurs de l’Institut de santé publique d’épidémiologie et de développement (Isped) de l’Université de Bordeaux se sont intéressés pendant plusieurs années aux comportements de personnes atteintes de tumeurs cancéreuses, résidant dans les départements de l’Hérault, de la Manche, de la Gironde et du Calvados. Ils ont associé un risque supérieur à la moyenne de développer des gliomes et des méningiomes chez les hommes et les femmes se servant de leur mobile en mode appel plus de 15 heures par mois, soit environ une demi-heure au quotidien.

Le médecin épidémiologiste qui a participé à cette étude indique que “le risque de contracter un gliome est multiplié par deux pour les utilisateurs de longue durée d’un téléphone portable”.
L’Institut national de prévention et d’éducation (Inpes) n’écarte pas la possibilité d’effets biologiques à long terme “particulièrement dans le cas d’utilisateurs intensifs”.

Janine Le Calvez, présidente de l’association Priartem (Pour une réglementation des implantations d’antennes-relais de téléphonie mobile) fondée en 2000, estime qu’il s’agit d’une preuve supplémentaire démontrant la nécessite de lancer “de réelles mesures de protection de la population”.

Le Ministère de la Santé recommande notamment l’utilisation du kit mains libres et invite la population à limiter les conversations trop longues afin d’éviter les périodes d’exposition.


[1] Occup Environ Med. 2014 Jul;71(7):514-22. doi: 10.1136/oemed-2013-101754. Epub 2014 May 9.
Mobile phone use and brain tumours in the CERENAT case-control study.

L’association PRIARTEM se bat contre l’implantation des antennes relais

L’association PRIARTéM (Pour Rassembler, Informer et Agir sur les Risques liés aux Technologies Électromagnétiques) a été fondée en 2000. Ses membres veillaient initialement à ce que l’implantation des antennes-relais de téléphonie mobile n’ait pas de conséquences sur la santé des Français. Elle s’est ensuite aussi préoccupée des problématiques liées aux diverses technologies de communication sans fil dès 2004.

PRIARTéM s’est ainsi engagée à mener diverses missions pour préserver les intérêts et la santé de tous. Les actions qu’elle entreprend doivent d’une part imposer aux pouvoirs publics et aux opérateurs de téléphonie mobile l’application du principe de précaution lors de la sélection des implantations des antennes-relais. D’autre part, l’association encourage l’instauration d’une réglementation adaptée et ambitionne de devenir un centre d’informations dans le domaine de la téléphonie mobile et des radiofréquences. Par ailleurs, PRIARTéM incite la population à utiliser les systèmes câblés et filaires au dépend des équipements et applications sans fil.

Les personnes souhaitant devenir adhérant à l’association doivent remplir le bulletin mis à disposition sur le site internet. Cette démarche est une contribution à l’action de PRIARTéM et elle permet à chaque membre de s’informer de façon plus approfondie sur les enjeux et les risques.

Les actualités présentées sur la vitrine virtuelle de l’association sont notamment classées par thème. Les internautes ont l’occasion de lire des articles consacrés à la gestion des risques, et aux actions judiciaires, mais aussi de s’informer sur les symptômes causés par les ondes électromagnétiques regroupées sous la pathologie reconnue de l’hyperélectrosensibilité.