Ondes électromagnétiques : pas d’effets cancérigènes avérés selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a publié un nouveau rapport le 8 juillet dernier. L’exposition aux ondes électromagnétiques n’a pas d’effets cancérigènes avérés selon elle, néanmoins elle préconise aux adultes une utilisation modérée des appareils dont les smartphones et conseillent aux parents d’éloigner ces équipements des enfants en bas-âge.

L’information essentielle du rapport est plutôt rassurante. Ses rédacteurs estiment que les données existantes “ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’effets chez l’enfant sur le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur ou immunitaire, ni d’effets cancérogènes ». Cependant, ils ont constaté des conséquences négatives chez les personnes qui utilisent de façon intensive leurs téléphones mobiles. Ces appareils peuvent effectivement avoir des effets négatifs sur le bien-être en favorisant l’anxiété, le stress et des troubles du sommeil.

Les plus jeunes sont les plus vulnérables et cette tendance s’explique facilement. L’exposition est plus dangereuse “du fait de leurs différences morphologiques et anatomiques » d’après Olivier Merckel qui exerce en tant que chef de l’évaluation du risque lié aux nouvelles technologies pour l’Anses. Et malheureusement, le manque de littérature en la matière conduit à la plus grande des vigilances. Ce scientifique affirme qu’’il n’y a pratiquement pas d’études disponibles pour les enfants ».

L’agence sanitaire conseille ainsi de « retarder l’âge de la première utilisation”. Tous les terminaux tactiles ne sont pas sur le même pied d’égalité. « Nous avons des interrogations sur les tablettes, notamment celles qui fonctionnent non pas en wifi mais en 3G ou 4G » selon Olivier Merckel.

Par ailleurs, l’Anses encourage l’évolution des conditions de mesures afin qu’elles soit en plus en phase avec les conditions réelles d’utilisation.

Li-Fi : une nouvelle solution contre la pollution électromagnétique ?

Le Li-si serait-elle la technologie inoffensive qui va se démocratiser ? Ce procédé utilise la lumière comme moyen de transmission de données. Ce sont les centaines de millions de clignotements qui ont la faculté de transférer des données jusqu’à 1 Gbit/seconde.

Les avantages de cette innovation technologie sont multiples. Elle donnera la possibilité de se géolocaliser sans GSM ni Wifi à l’intérieur des bâtiments. Les ondes optiques ne sont pas capables de traverser les murs, ces réseaux seront ainsi plus faciles à sécuriser. Par ailleurs, elle ne génère pas d’interférence avec les ondes radio et elle repose sur une bande de fréquences entièrement libre.

Cependant, cette technologie n’est pas dénuée de contraintes. La lumière doit fonctionner en permanence et le dispositif doit être maintenu dans son champ. Aucun obstacle ne doit perturber la transmission. Plus grosse limite encore, on ne trouve aucun terminal compatible Li-fi sur le marché. Les composants sont matures mais les particuliers ne devraient pas avoir accès à cette technologie avant au mieux 2018.

Les professionnels expérimentent en revanche le dispositif et suscitent la curiosité du public. L’hypermarché Carrefour a introduit le Li-fi dans une de ses enseignes à Lille afin d’aider ses clients à se repérer plus facilement dans le magasin. Dans le sud-ouest de la France, un hôpital a adopté cette technologie dans un service d’Urgence. Ses agents peuvent accéder aux dossiers des patients grâce au réseau.