Électrosensibilité : la France avance

Dans un rapport publié en mars dernier, l’ANSES a reconnu la réalité des troubles dont les personnes intolérantes aux ondes électromagnétiques font l’objet. Juste avant l’été, différents acteurs dont l’association Robin des toits ont évoqué les recommandations formulées dans ce document et ont fait le point sur les actions à mener au quotidien

La France compterait selon les prévisions de l’Anses (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) approximativement 3,3 millions d’hommes et de femmes souffrant de sensibilité exacerbée aux ondes électromagnétiques. Quand bien même “les douleurs et la souffrance formulées par les personnes se déclarant EHS correspondent à une réalité vécue”, il n’existe selon les experts de l’Anses “aucune preuve expérimentale solide ne permet actuellement d’établir un lien de causalité entre l’exposition aux champs électromagnétiques et les symptômes décrits”.

De la simple fatigue aux maux de tête en passant par des troubles de l’attention : les personnes concernées sont affectées de multiples façons et à des degrés variables. La difficultés pour les scientifiques résident notamment dans la variété des radiofréquences et des champs électromagnétiques potentiellement responsables de ces symptômes.

A la fin du mois de mai, une réunion s’est tenue au sein de l’office parlementaire des choix scientifiques et technologiques (OPECST). Les représentants de l’association PRIARTEM et de l’Agence nationale des fréquences à Robins des toits ont notamment salué la qualité du rapport de l’Anses et ont souligné l’intérêt de l’expérimentation d’un protocole de prise en charge réalisée à l’hôpital Cochin.

Ondes : ce que vous devez savoir sur le danger des téléphones portables

Chaque fois que votre mobile est allumé, il émet des champs électromagnétiques potentiellement nocifs pour votre santé. Les effets secondaires possibles peuvent aller d’un sommeil perturbé à des changements dans l’ADN. Le problème bien entendu c’est que dans la vie morderne, la plupart des gens ne peuvent pas fonctionner sans leur téléphone portable. Mais vous pouvez néanmoins adopter quelques principes de précaution afin de vous protéger.

Le danger des ondes sur un portable

Lorsque vous tenez votre téléphone portable à votre oreille, 10 % à 80 % du rayonnement du téléphone pénètre d’environ 5cm dans votre cerveau. Chez les enfants, la pénétration est encore plus profonde. Certaines études ont montré que les téléphones cellulaires tenus près de la tête peuvent causer des changements d’ondes cérébrales chez 70 % des gens. Le danger potentiel est si largement accepté que des compagnies d’assurance aux États-Unis commencent à exclure la couverture des blessures liées à l’exposition au rayonnement des téléphones sans fil.

Ces blessures potentielles peuvent aller des maux de tête et d’une vision floue jusqu’au cancer :

  • Maux de tête
  • Dommages génétiques
  • Système immunitaire affaibli
  • Cancers, y compris les tumeurs cérébrales et le mélanome
  • Rupture de la barrière hémato-encéphalique
  • Réduction de la mélatonine
  • Interférence avec les stimulateurs cardiaques
  • Perte de mémoire
  • Changements dans l’activité électrique du cerveau
  • Stress cardiovasculaire
  • Fatigue
  • Problèmes oculaires

Les écouteurs, casques et les fonctions haut-parleurs permettent de tenir l’appareil à distance de votre cerveau, mais ils n’éliminent pas le danger absolu. Chaque fois que l’appareil est allumé, les téléphones cellulaires émettent un rayonnement électromagnétique – même en mode veille et peu importe s’ils sont portés à la ceinture, dans les poches ou les sacs à main – ou s’ils sont placés sur la table devant vous.

Comprendre le rayonnement électromagnétiques des mobiles

Les téléphones cellulaires émettent deux types de champs électromagnétiques – le rayonnement électromagnétique micro-ondes de l’antenne et d’autres ondes provenant du téléphone lui même. Les deux peuvent présentés un danger potentiel.
20 à 80% du rayonnement de l’antenne d’un téléphone pénètre jusqu’à 5 cm dans le cerveau de l’adulte. Les téléphones cellulaires peuvent avoir des effets thermiques (qui chauffent les tissus biologiques) ainsi que des effets non thermiques (affectant les fréquences naturelles des champs électromagnétiques). Des études ont montré que les personnes qui dorment avec un téléphone cellulaire près de leur lit ont un sommeil paradoxal faible, ce qui peut entraîner des troubles de l’apprentissage et de la mémoire. Les effets à long terme restent à voir. Lorsque le signal du téléphone cellulaire est maintenu à côté de la tête, les ondes cérébrales sont modifiées dans 70 % des cas. De nombreuses compagnies d’assurance sont tellement alarmées par les preuves qu’elles excluent maintenant de leur prestations de remboursement les problèmes de santé liés au rayonnement des téléphones cellulaires. La plupart des neurochirurgiens limitent l’utilisation de leur téléphone cellulaire et conseillent aux patients de ne jamais les tenir à l’oreille.

Hypersensibilité électromagnétique

Deux médecins suisses ont cherché à documenter des anomalies objectives chez des patients présentant une hypersensibilité électromagnétique. Ils ont fait passer une iRM cérébrale fonctionnelle à 10 personnes électro-hypersensibles et ont constaté des résultats anormaux chez l’ensemble des sujets. Les chercheurs précisent bien que les études IRM régulières de ces patients ne montraient aucune particularité.

L’IRM comme aide à l’évaluation

Les auteurs recommandent la réalisation d’IRM fonctionnelles pour aider au diagnostic lors de l’évaluation d’un patient prétendant être électrohypersensible. Par ailleurs, ils affirment que certains antécédents comme une blessure à la tête et une exposition à des produits chimiques neurotoxiques telles que les moisissures sont des facteurs susceptibles de rendre un patient plus vulnérable à l’hypersensibilité électromagnétique.

L’état des connaissances scientifiques sur le danger des ondes électromagnétiques

Visionnez l’excellente conférence menée par Yves Le Dréan, biologiste, Institut de Recherche sur la Santé, l’Environnement et le Travail (Inserm), enseignant-chercheur (Université de Rennes 1) lors des « Mardis de l’Espace des sciences ». L’Espace des sciences est une association créée en 1984 à Rennes, labellisée en 2008 « Science et culture, innovation » par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Cette conférence fait état de la connaissance scientifique sur le danger potentiel des ondes électromagnétiques dans notre quotidien. Des explications abordables y sont fournies ainsi que la déconstruction de certaines idées reçues. A voir sans plus attendre.

Limiter votre exposition aux ondes électromagnétiques

Les ondes électromagnétiques au travail et à la maison

Nous sommes quotidiennement au contact de différents appareils qui produisent des ondes électromagnétiques. En effet, il n’y a pas que les antennes relais qui génèrent ces rayonnements, ce sont également nos téléphones mobiles, nos micro-ondes ou encore notre Box internet lorsqu’elle fonctionne en wi-fi.

La mise en place d’un décret dès le premier janvier 2017 va permettre de sensibiliser davantage les entreprises à l’émission des ondes au travail. Celui-ci est destiné à améliorer la protection de la santé et de la sécurité des travailleurs et encourage notamment les employeurs à faire particulièrement attention à des publics vulnérables comme les femmes enceintes.

Une réglementation qui s’améliore et des recommandations à suivre

Les seuils d’exposition auxquels nous sommes soumis sont largement inspirés des préconisations de l’ICNIRP (l’International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection). Malheureusement, elle se base uniquement sur les effets thermiques et non sur les effets biologiques de l’exposition aux ondes. Néanmoins, les autorités semblent aller dans le bon sens en France. L’ANFR va recenser prochainement les lieux où le niveau d’exposition du public aux champs électromagnétiques dépasse très largement celui observé en moyenne en France.

A notre échelle, plusieurs précautions peuvent être prises pour limiter les risques. D’une part, il faut éviter de garder nos téléphones sans-fil et mobiles près du lit pendant la nuit et porter des écouteurs ou un kit main libre lorsqu’on émet un appel. D’autre part, il est recommandé de rester éloigné du four micro-ondes et de la Box wifi. Parmi les autres conseils faciles à suivre, on peut éviter de téléphone dans un véhicule ou un train en mouvement. En effet, les mobiles émettent alors à pleine puissance pour compenser la mauvaise réception. Vous pouvez aussi vous doter d’un équipement capable de mesurer le niveau des ondes tel que l’EME SPY de MVG. Il présente les principaux contributeurs du champ électromagnétique en proposant une analyse par bandes de fréquence.

 

Le danger des ondes électromagnétiques

Nous sommes exposés aux ondes électromagnétiques quotidiennement. Elles sont émises par les différents objets dont nous nous servons à domicile, à l’école ou au travail, tels que les téléphones, les ampoules électriques, les box internet et les téléviseurs.

Les radiations peuvent-elles pourtant avoir des conséquences néfastes pour notre santé ? Les premières polémiques sont apparues il y a une trentaine d’année. Une étude épidémiologique avaient été menée aux Etats-Unis, des chercheurs du Colorado comparant des enfants ayant succombé au cancer avec d’autres enfants en bonne santé. Ils avaient conclu que les garçons et les filles résidants près d’une centrale électrique étaient deux fois plus exposés aux ondes, et avaient plus de chances de développer un cancer. Des docteurs prenaient ces informations avec beaucoup de sérieux, à l’image de David Carpentier de l’Université de New York. Différents chercheurs ont réfuté ce type de danger ces dernières années mais le directeur pour la Santé et l’Environnement redoute toujours les conséquences des rayonnements : « Les effets biologiques des champs électromagnétiques sur le corps deviennent de plus en plus évidents » selon David Carpentier.

Il faut rappeler que nous sommes exposés d’une part à des rayonnements naturels, ce sont notamment les radiations telluriques et la radioactivité cosmique avec les rayonnements solaires. Des problèmes peuvent apparaître en cas d’une exposition intensive, mais les polémiques sont surtout liées aux rayonnements artificiels. Les radiations sans fil sont par exemple stigmatisées par l’International Agency for Research on Cancer, cet organisme les a classifiées comme potentiellement cancérigènes en 2011.

L’étude des effets à long terme sur le corps humain nécessite malheureusement du temps et des protocoles de recherche très exigeants. Les technologies que nous utilisons au quotidien évoluent et les recherches réalisées il y a quelques années peuvent être parfois considérées comme obsolètes car elles concernent des équipements dont nous nous ne servons plus, qui ne répondent plus aux nouvelles normes en matière de rayonnement.

Avant de s’alarmer, nous pouvons modifier quelques-unes de nos attitudes. Il est préférable de choisir une connexion à internet via un câble ethernet au détriment du wi-fi. Nous avons également tout intérêt à tenir à distance les mobiles, en particulier la nuit lorsque nous ne les utilisons pas et en voiture lors des déplacements.

Ondes électromagnétiques : pas d’effets cancérigènes avérés selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a publié un nouveau rapport le 8 juillet dernier. L’exposition aux ondes électromagnétiques n’a pas d’effets cancérigènes avérés selon elle, néanmoins elle préconise aux adultes une utilisation modérée des appareils dont les smartphones et conseillent aux parents d’éloigner ces équipements des enfants en bas-âge.

L’information essentielle du rapport est plutôt rassurante. Ses rédacteurs estiment que les données existantes “ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’effets chez l’enfant sur le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur ou immunitaire, ni d’effets cancérogènes ». Cependant, ils ont constaté des conséquences négatives chez les personnes qui utilisent de façon intensive leurs téléphones mobiles. Ces appareils peuvent effectivement avoir des effets négatifs sur le bien-être en favorisant l’anxiété, le stress et des troubles du sommeil.

Les plus jeunes sont les plus vulnérables et cette tendance s’explique facilement. L’exposition est plus dangereuse “du fait de leurs différences morphologiques et anatomiques » d’après Olivier Merckel qui exerce en tant que chef de l’évaluation du risque lié aux nouvelles technologies pour l’Anses. Et malheureusement, le manque de littérature en la matière conduit à la plus grande des vigilances. Ce scientifique affirme qu’’il n’y a pratiquement pas d’études disponibles pour les enfants ».

L’agence sanitaire conseille ainsi de « retarder l’âge de la première utilisation”. Tous les terminaux tactiles ne sont pas sur le même pied d’égalité. « Nous avons des interrogations sur les tablettes, notamment celles qui fonctionnent non pas en wifi mais en 3G ou 4G » selon Olivier Merckel.

Par ailleurs, l’Anses encourage l’évolution des conditions de mesures afin qu’elles soit en plus en phase avec les conditions réelles d’utilisation.

Exposition aux ondes et apparition de certains cancers

Des scientifiques ont constaté un lien entre certains cancers et l’exposition aux ondes radio. Cette nouvelle information vient relancer la polémique sur le supposé usage dangereux du smartphone.

Ce sont des chercheurs américains opérant dans le cadre du programme national de Toxicologie qui ont mené une étude sur ce sujet. Ils ont exposé des rats à des ondes radio in utero et plusieurs fois après leur naissance. Ces rongeurs ont été soumis à ces ondes pendant 9 heures par jour et sept jours par semaine, alternant des cycles d’exposition de 10 minutes et des périodes de non exposition du même laps de temps. Il s’agissait d’un premier groupe de 90 individus et d’un autre groupe (dit témoin) composé du même nombre de sujets qui n’ont eux pas été exposés à ces rayonnements.

Les scientifiques américains ont observé deux résultats après deux années de travail. Ils se sont d’une part rendus compte que les rats du premier groupe avaient un poids de naissance inférieur à celui de ceux appartenant au groupe témoin. D’autre part, ils ont constaté que les rongeurs du premier groupe développaient davantage de tumeurs que ceux du groupe témoin. Plus précisément, les fréquences émises avaient un léger impact sur le gliome du cerveau et le schwannome du coeur.

Il ne s’agit que des résultats partiels donc il sera intéressant de prendre connaissance des conclusions des scientifiques lors de la publication de l’étude finalisée. Par ailleurs, il est important d’expliquer que les niveaux d’exposition étaient largement supérieurs à ceux que connaissent les humains avec l’utilisation de téléphone portables vendus dans le commerce. En outre, on peut se poser des questions quant à la méthodologie utilisée (cycle régulier 10 minutes/10 minutes).

Source: http://biorxiv.org/content/biorxiv/early/2016/05/26/055699.full.pdf

Cancer du cerveau et téléphone portable

Des chercheurs australiens se sont intéressés à l’évolution du nombre de cancers cérébraux ces trois dernières décennies, en tenant compte de la démocratisation des téléphones mobiles.
Les conclusions de leur étude parue dans The international journal of cancer epidemiology paraissent plutôt rassurantes. Ces scientifiques rapportent en effet que la fréquence des cancers du cerveau n’a pas augmenté entre 1982 et 2012 en Australie.

Ils ont comptabilisé il y a 4 ans 8,7 cas pour 100 000 hommes et 5,8 cas pour 100 000 femmes. Ce sont plus de 34 000 tumeurs cérébrales qui ont été diagnostiquées dans ce pays dont 20 000 chez les hommes. Certains scientifiques alarmistes avaient pourtant estimé que l’usage du mobile augmentait la fréquence des cancers cérébraux de 50 %. Si on se réfère à leurs estimations, le nombre de tumeurs pour 100 000 habitants devrait s’élever à 11,7 pour les hommes et 7,7 chez les femmes

L’unique hausse constatée a été perçue chez les personnes âgées de plus 70 ans. Cette tendance s’explique avant tout par l’amélioration du diagnostic qu’à un réel impact des téléphones portables.
“Notre étude suit celles déjà publiées aux États-Unis, en Angleterre, dans les pays nordiques et en Nouvelle-Zélande, où aucune confirmation de l’hypothèse “les téléphones portables causent le cancer” n’a pu être trouvée” a expliqué Simon Chapman, le professeur en santé publique et premier auteur de l’étude. “C’est étonnant, les gens continuent à fumer mais ils ont peur de leur téléphone portable” a ajouté Catherine Hill, épidémiologiste du cancer à l’Institut Gustave-Roussy.

« L’illusion d’une absence de résultats » selon l’association Robins des toits

L’association française de défense des intérêts des consommateurs exposés aux ondes estime que l’étude manque de « données sur l’utilisation individuelle de la téléphonie mobile et les résultats ». Un premier point qui ne permettra pas selon l’organisme de conclure sur l’incidence exaxte de cancers du cerveau « survenus avant et après l’introduction de la téléphonie mobile en Australie ». S’ajoute à cette critique le type d’appareils dont les australiens sont équipés et qui ont évolué avec le temps, en commençant en 1987 par des téléphones analogiques et non numériques, n’exposant pas l’utilisateur à des ondes à très basses fréquences.

L’association pointe également du doigt le conflit d’intérêt possible entre l’auteur de l’étude, Simon Chapman, et l’industrie de la téléphonie, ou tout du moins son penchant favorable envers ce type de technologie pour avoir écrit plusieurs livres à ce sujet.

Enfin l’organisme français explique que « pour se faire une idée réelle de l’incidence du cancer liée à l’utilisation de la téléphonie mobile depuis son origine, il faudra privilégier les études prenant en compte l’usage du téléphone portable selon les individus ».

Quels remèdes pour les electrosensibles ?

Les résultats d’une étude dirigée par le Professeur Belpomme ont été dévoilés dans la revue américaine Reviews on Environnement Health. Le cancérologue et ses équipes ont identifié chez des personnes souffrant d’intolérances aux champs électromagnétiques ou aux produits chimiques multiples des anomalies au niveau sanguin et urinaire.

Dominique Belpomme a répondu aux questions de Santé Magazine pour livrer son éclairage sur sa publication. Les champs électromagnétiques sont d’une part à l’origine d’une neuro-inflammation chez les malades qu’il a diagnostiqués. D’autre part, ils entraînent chez ces hommes et ces femmes un mécanisme de stress oxydant. Ces personnes n’ont pas de pathologie psychiatrique ou psychosomatique.

Le Professeur Belpomme souligne le manque d’équipement en France pour réaliser un diagnostic d’électrosensibilité. Il évoque notamment l’utilisation d’un échodoppler cérébral pulsé, il en existe un seul exemplaire à Paris.

Aucun traitement n’existe à ce jour pour guérir totalement les malades. Les chercheurs ont tout de même mis au point des traitements efficaces pour diminuer l’intensité des symptômes. Il s’agit notamment de l’utilisation de la ginkgo biloba et de la papaye fermentée pour revasculariser le cerveau. 60 à 70% des patients verraient leur santé s’améliorer significativement.