La Rédaction

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Qu’est-ce que l’électro-sensibilité ?

L’électro-sensibilité, ou hypersensibilité électromagnétique ou encore électro-hypersensibilité (HSEM) définit généralement un trouble de la santé dont l’origine provient d’une exposition aux champs magnétiques ou ondes magnétiques.

Les pathologies souvent rapportées par les personnes souffrant d’électro-sensibilité sont les suivantes :

  • Au niveau neurologique : fatigue, faiblesse, spasmes musculaires, altération des réflexes, perte de mémoire, irritabilité, douleurs articulaires, maux de têtes, vertiges, nausées, difficultés de concentration, dépression, anxiété, insomnie, douleurs dans les jambes, fièvre, voire même dans certains cas psychoses ou paralysies.
  • Au niveau cardiaque: modification de la pression sanguine, palpitations, arythmie, modification du rythme cardiaque, manque de souffle, douleurs diverses dans la poitrine.
  • Au niveau respiratoire : pneumonies, asthme, sinusites, bronchites.
  • Au niveau de la peau : sensation de brûlure, rougeurs, démangeaisons.
  • Au niveau des yeux:tension oculaire, détérioration de la vision, douleurs et sensations de brûlures, cataracte.
  • Autres symptômes généralement rapportés : perte d’odorat, bourdonnement dans les oreilles, déshydratation, saignements du nez, saignements, modification dans l’assimilation de sucre, problèmes immunitaires, problèmes digestifs, douleur abdominale, problème de thyroid, douleurs aux ovaires ou aux testicules, sécheresse de la bouche, de la langue, des yeux, grande soif, perte de cheveux, douleurs dans les dents, détérioration des sens.

Habitez-vous à proximité d’une source de pollution électromagnétique ?

Cartoradio recense les stations radioélectriques implantées sur le territoire français et cette plateforme présente les mesures de champ électromagnétiques émis par les antennes. C’est l’Agence Nationale des Fréquences qui propose cet outil sur son site internet. Chaque utilisateur a accès aux informations concernant les différentes installations. 159 000 installations autorisées recouvraient le territoire en mai 2012 selon l’AFNR et nul doute que ce chiffre a bien évolué entre temps.

On distingue les supports d’installations radioélectriques des installations elles-mêmes qui désignent les équipements d’émission/réception et les antennes associées. De plus, on différencie quatre catégories d’installations émettrices d’ondes :

  • la téléphonie mobile
  • la diffusion de la télévision
  • la diffusion de la radio
  • les autres installations

Plusieurs informations sont livrées au public sur chaque fiche de mesure. On peut notamment découvrir la date et le lieu des mesures ainsi que des indications géographiques relatives à l’emplacement des émetteurs.

Des services supplémentaires sont offerts aux internautes qui s’inscrivent sur la plateforme Cartoradio. Ils ont d’une part la possibilité de gérer leur carte de manière intuitive avec des paramètres mémorisés. D’autre part, ils ont l’opportunité d’exporter au format CSV une partie des informations relatives aux supports et aux mesures.

Les informations sont en outre accessibles via Cartoradio mobile, une application disponible sur Android et iOS.

Électrosensibilité : Témoignage

Héloise Combes est une jeune femme qui a livré en avril 2015 un témoignage poignant sur son problèmes d’électrosensibilité. Elle raconte les premiers symptômes de cette pathologie handicapante, qu’elle a subis pour la première fois il y a déjà 13 ans. Il s’agissait notamment de brûlures au niveau des mains lorsqu’elle se servait d’un ordinateur et de sensations de migraine.

Les symptômes se sont manifestés encore plus fréquemment quand Héloise a du utiliser un ordinateur de manière intensive raconte-t-elle sur son blog. Elle a du faire face à des troubles de la vue, elle a souffert de tensions musculaires et encore plus grave, Héloise a connu des pertes de mémoire, elle a éprouvé des vertiges et même subi un malaise en pleine rue.

Une intolérance générale aux ondes électromagnétiques

Son quotidien s’apparente depuis à un véritable calvaire lorsqu’elle ne respecte pas certaines précautions. La Montpelliéraine ne supporte même plus l’internet filaire, elle ressent des sifflements aigus lorsqu’elle se trouve à proximité de lignes électriques, et pire, elle ne peut plus se rendre dans un lieu où sont allumés plusieurs téléphones mobiles, sous peine de souffrir d’autres maux handicapants comme les troubles d’équilibre.

Héloise envisage de déménager afin de s’éloigner de toutes les ondes émises par les nombreux appareils que nous utilisons tous au quotidien. Elle a tenu à témoigner pour alerter le grand public quant aux dangers relatifs aux champs électromagnétiques. Un praticien qu’elle a consulté lui a expliqué que l’exposition aux ondes avait pour conséquence chez elle, un manque d’oxygénation du cerveau et une attaque des globules rouges.

Reconnaissance de la pathologie par la justice : Un premier cas en France

Les troubles liés à électrosensibilité ou l’hypersensibilité ont été reconnus pour la première fois par un tribunal français en août 2015. La plaignante s’est vue accordée le droit à une allocation pour adulte handicapé d’une durée de trois ans, éventuellement renouvelable, sous forme d’aide technique et d’aménagement de son logement.

Qu’est-ce que le DAS sur les téléphones mobiles ?

Depuis 2003, les telephones portables vendus en France doivent comporter une valeur DAS inférieure à 2 W/Kg au niveau du haut du corps et de la tête.

La réglementation actuelle encadre les niveau de radiofréquences émis par les téléphones mobiles et les antennes relais. C’est l’ANFR (Agence Nationale des Fréquences) qui se charge de l’évaluation du niveau d’exposition de la population française aux champs électromagnétique émis par les stations émettrices fixes.

Quant aux rayonnements émis par les téléphones cellulaires, il s’agit de laboratoires qui se conforment aux procédures de tests du DAS édictées par le CENELEC (Comité européen de normalisation électrotechnique).

Quels sont les portables qui émettent le plus d'ondes ?

Votre téléphone est-il plus polluant que celui de votre voisin ? Avez-vous fait le bon choix en achetant le dernier smartphone à la mode ? Vérifiez le classement des téléphones portables qui émettent le plus d’ondes et évaluez où se situe votre appareil parmi la liste des téléphones connus.

L’indice DAS (pour Débit d’Absorption Spécifique) désigne le niveau de radiofréquences générées par les téléphones lorsqu’ils fonctionnent à pleine puissance. La puissance s’exprime en watts par kilogramme de tissu et elle ne doit pas dépasser 2 W/kg au niveau du tronc et de la tête. Le DAS est systématiquement mesuré par les opérateurs et les fabricants des appareils disponibles dans le commerce. L’indice doit forcément figurer dans la documentation rédigée par les fabricants de mobiles.

Les radiofréquences ont des effets thermiques inoffensifs par la santé, puisque les ondes sont absorbées par les tissus superficiels. Des interrogations demeurent en revanche quant aux conséquences des effets non thermiques. Des précautions d’usage ont été publiées en 2003 et elles sont toujours d’actualité. Il faut privilégier l’utilisation du kit mains libre et essayer tant que faire se peut de communiquer dans de bonnes conditions de réception.

Par ailleurs, certains publics sont plus exposés aux risques et doivent être encore plus vigilants. Les femmes enceintes doivent éloigner leur téléphone du foetus, tout comme les porteurs d’implant électronique de type simulateur cardiaque qui ont intérêt de maintenir une distance minimale de 15 cm entre leur téléphone et l’appareil implanté afin d’éviter tout risque d’interférence.

La Californie impose aux vendeurs de téléphones mobiles d’informer leur clientèle sur le risque des ondes

La ville californienne de Berkeley a adopté une mesure en août 2015 imposant les magasins de téléphonie mobile à informer les consommateurs sur les risques liés à l’utilisation de ces appareils. La loi force les commerçants à indiquer dans leur établissement les risques ou fournir un document à leurs clients expliquant les rayonnements que les mobiles émettent et les recommandations pour utiliser ces appareils en toute sécurité. La loi engage notamment les marchands à informer des risques relatifs aux expositions élevées aux rayonnements lorsqu’on garde son téléphone dans sa poche ou son soutien gorge.

L’OMS a déclaré en 2011 comme potentiellement cancérigène les rayonnements de faible énergie émis par les téléphones mobiles, du fait du lien qui puisse exister entre l’utilisation de ces dispositifs et le développement de tumeurs cérébrales. Cette classification peut sembler inquiétante mais elle met en fait au même niveau de dangerosité ces appareils et la caféine, une substance susceptible d’accroître le risque de cancer. D’autres organisations comme l’American Cancer Society et le Centers for Disease Control and Prevention demeurent plus prudentes et réclament davantage de recherches avant d’émettre des recommandations.

La plus grande étude réalisée à ce jour concernait 14 000 personnes en bonne santé et 7 000 hommes et femmes qui avaient développé une tumeur cérébrale. Les auteurs n’ont pas constaté de lien entre l’utilisation de mobiles et la prévalence du taux de gliome. Ils ont cependant constaté que les individus qui s’étaient servis de leur téléphone pendant au moins 1 640 heures sans kit main libre avait 40% plus de chance de développer ce type de tumeur, mais cette tendance peut s’expliquer selon le Professeur David A. Savitz par des réponses exagérées, de la part de personnes qui recherchent des raisons pour expliquer leur maladie.
Par ailleurs, il précise que ces technologies génèrent des rayonnements non ionisants, qui n’ont pas la faculté de modifier l’ADN.

De nouvelles études sont en cours, à l’image de COSMOS, qui devrait permettre de récolter des données plus précises que celles dont nous disposons aujourd’hui. Le projet Mobi-Kids sera quant à lui intéressant pour évaluer les risques qu’encourent les enfants.

Étude Mobi-Kids : Pour identifier les risques de cancer avec les téléphones portables

Tumeurs cérébrales et téléphones portables

Les tumeurs cérébrales représentent le deuxième type de cancer le plus fréquent chez les jeunes de moins de 25 ans, juste après la leucémie. On dispose malheureusement d’assez peu d’information sur les facteurs augmentant les risques de développer une tumeur cérébrale.

L’exposition aux rayonnements ionisants (de sources naturelles comme artificielles), aux produits chimiques et aux champs électromagnétiques, et des conditions médicales très particulières sont quelques-uns des facteurs susceptibles d’être à l’origine de ces tumeurs. La démocratisation des technologies de communication et l’utilisation intensive des appareils sans fils par les jeunes peuvent être à ce titre assez inquiétant en termes de santé publique.

Malgré l’augmentation du nombre de tumeurs cérébrales chez les jeunes ces dernières décennies, elles se développent fort heureusement assez rarement jusqu’à ce jour. Des études réalisées à l’échelle internationale doivent être menées pour mieux déterminer les facteurs environnementaux qui augmentent les risques de voir apparaître cette maladie.

Le projet Mobi-Kids poursuit l’objectif suivant : évaluer la corrélation entre le risque de développer une tumeur cérébrale et les facteurs environnementaux, notamment les dispositifs de communication.

Plus d’informations sur Research Gate ou sur Crealradiation.com

Téléphone portable et Cancer : Quelles sont les études actuellement en cours ?

  • L’étude « INTERPHONE » (étude épidémiologique internationale)
  • L’étude « COSMOS » qui est une étude de cohorte internationale sur les possibles effets sanitaires à long terme de l’utilisation du téléphone mobile. Cette étude suivra pendant 20 à 30 ans l’état de santé de 250 000 personnes utilisatrices d’un téléphone mobile.
  • L’étude « MOBIKIDS » qui est une étude cas-témoin sur le risque de tumeurs cérébrales chez des enfants, liées à l’utilisation de téléphones mobiles.

Quels sont les portables qui émettent le plus d’ondes ?

Voici une liste établie par le site CNET concernant les valeurs d’émission d’ondes électromagnétiques de portable populaires sur le marché en 2015.

Attention: un indice DAS faible ne veut pas forcément dire moins de danger pour la santé. Un téléphone avec un indice DAS élevé peut être efficace et fonctionner normalement à faible puissance, tandis qu’un téléphone dont l’indice DAS est faible peut au contraire demander une puissance plus importante afin de fonctionner normalement. Tout dépendra de l’optimisation du matériel et logiciel présents dans votre appareil. Notez que la puissance d’émission (intensité des ondes émises) sera plus élevée si le téléphone ne capte pas bien (deux barres par exemple). Lire nos conseils pour se protéger.

Les portables qui émettent le plus d’ondes (DAS)

 Huawei P8 1,72
 Alcatel OneTouch Idol 3 (5.5 pouces) 1,631
 Alcatel OneTouch Idol 3 (4.7 pouces) 1,277
 Motorola Moto G 4G 1,24
 Apple iPhone 5s 0,979
 Apple iPhone 6 0,972
 Apple iPhone 5c 0,956
 Apple iPhone 6 Plus 0,907
 Sony Xperia Z3 Compact 0,862
 Motorola Moto G 0,79
 Microsoft / Nokia Lumia 635 0,79
 Sony Xperia Z3+ 0,74
 Sony Xperia Z3 0,691
 Motorola Moto G (2e génération) 0,687
 Motorola Moto G 4G (2e génération) 0,67
 Microsoft / Nokia Lumia 735 0,66
 LG G4 0,618
 Sony Xperia M4 Aqua 0,605
 Samsung Galaxy Core Prime 0,6
 Microsoft / Nokia Lumia 930 0,6

Les portables qui émettent le moins d’ondes (DAS)

 Wiko Highway 4G  0,256
 Samsung Galaxy Note 3  0,29
 LG G3  0,291
 Wiko Ridge  0,291
 Wiko Rainbow 4G  0,327
 Asus Zenfone 2 (ZE551ML)  0,351
 HTC Desire 620  0,362
 Samsung Galaxy Note 4  0,366
 Samsung Galaxy S6  0,382
 Archos 50 Diamond  0,395
 Nexus 5  0,407
 Samsung Galaxy Grand Prime  0,412
 HTC One M8  0,419
 Honor 6  0,422
 Samsung Galaxy S6 Edge  0,473
 HTC One M9  0,518
 Nexus 6  0,531
 Microsoft / Nokia Lumia 535  0,54
 Samsung Galaxy S5  0,562
 BlackBerry Classic  0,59

Source: CNET

Ondes de téléphones portables : étude des effets à long terme

Cosmos est le nom d’une étude internationale portant sur une génération de personnes destinée à connaître les potentiels effets à long terme sur la santé de l’utilisation des téléphones mobiles et des autres technologies sans fil.

Pour cette étude, la génération désigne un groupe d’individus qui utilisent quotidiennement un téléphone mobile. Il s’agit environ de 290 000 hommes et femmes issus de cinq pays européens. La plus grande partie des participants est originaire du Royaume-Uni (105 000 personnes ), les deuxième et troisième plus grands représentants de cette étude sont respectivement les Pays-Bas et la Suède avec 90 000 et 50 000 individus. La France va également y participer à l’avenir.

Cette étude devrait permettre de lever les doutes sur les éventuels effets sur la santé associés à la technologie sans-fil. La recherche est soutenue par plusieurs grandes organisations comme le Groupe consultatif britannique sur les rayonnements non ionisants (AGNIR), le ministère de la Santé britannique et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Au Royaume-Uni, c’est l’Imperial College of London qui est chargée de diriger l’étude Cosmos. Elle est financée dans ce pays par l’industrie et le gouvernement.

Un groupe d’experts indépendants avait appelé de ses voeux le lancement d’une étude de ce type dès l’année 2000. Il s’agissait de chercheurs à l’origine d’un travail de recherche sur l’impact sanitaire de la téléphonie mobile, intitulé le Mobile Telecommunications and Health Research Programme (MTHR).

Seront notamment analysés les risques de cancers, les tumeurs cérébrales, les troubles neurologiques et les évolutions de certains symptômes dans le temps comme les maux de têtes et les troubles de sommeil.

Plus d’infos sur ukcosmos.org (en anglais)