La Rédaction

La Rédaction

Quels remèdes pour les electrosensibles ?

Les résultats d’une étude dirigée par le Professeur Belpomme ont été dévoilés dans la revue américaine Reviews on Environnement Health. Le cancérologue et ses équipes ont identifié chez des personnes souffrant d’intolérances aux champs électromagnétiques ou aux produits chimiques multiples des anomalies au niveau sanguin et urinaire.

Dominique Belpomme a répondu aux questions de Santé Magazine pour livrer son éclairage sur sa publication. Les champs électromagnétiques sont d’une part à l’origine d’une neuro-inflammation chez les malades qu’il a diagnostiqués. D’autre part, ils entraînent chez ces hommes et ces femmes un mécanisme de stress oxydant. Ces personnes n’ont pas de pathologie psychiatrique ou psychosomatique.

Le Professeur Belpomme souligne le manque d’équipement en France pour réaliser un diagnostic d’électrosensibilité. Il évoque notamment l’utilisation d’un échodoppler cérébral pulsé, il en existe un seul exemplaire à Paris.

Aucun traitement n’existe à ce jour pour guérir totalement les malades. Les chercheurs ont tout de même mis au point des traitements efficaces pour diminuer l’intensité des symptômes. Il s’agit notamment de l’utilisation de la ginkgo biloba et de la papaye fermentée pour revasculariser le cerveau. 60 à 70% des patients verraient leur santé s’améliorer significativement.

 

EHS et MCS : Une base de connaissances scientifique sur les troubles électromagnétiques

http://www.ehs-mcs.org/
http://www.ehs-mcs.org/

L’EHS et MCS est une plateforme d’informations mise à disposition des patients et des médecins sur l’hypersensibilité aux champs électromagnétiques et aux produits chimiques. Il est la propriété de l’ARTAC, l’Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse dirigée par le Professeur Belpomme, épaulé par ses équipes. Les informations présentées sur ce site sont le résultat de leurs recherches et de leur prise en charge de plus de 700 personnes souffrant d’électrohypersensibilité depuis 2008.

Ils définissent tout d’abord les notions d’intolérance, de susceptibilité et d’hypersensibilité. Ils font également un éclairage sur l’électrohypersensibilité et la sensibilité multiple aux produits chimiques. On peut également découvrir sur ce site la description du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et s’intéresser à ses formes cliniques.
Le grand public et les professionnels de santé ont par ailleurs l’occasion d’étudier les critères de diagnostique de ce syndrome, tant sur le plan clinique que biologique.

Les hommes et les femmes dits électrohypersensibles disposent d’une fiche pratique explicative sur la pollution électromagnétique et les principes pour s’en protéger. L’ARTAC détaille en outre les traitements existants et fait un point sur les essais thérapeutiques menés de concert avec l’ECERI (European Cancer and Environment Research).

Les publications scientifiques consacrées aux différents phénomènes que nous avons cités sont référencées sur ce site.

Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse

L’ARTAC (Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse) désigne un organisme de recherche qui unit des cancérologues, des malades et représentants de la société civile.

Ses travaux sont notamment menés dans le but de diminuer le nombre de nouveaux cancers. Les recherches réalisées par ses membres ont également pour objectif d’améliorer le pronostic des cancers diagnostiqués chez les malades. Elles doivent contribuer à la mise au point de nouveaux traitements anti-cancéreux. L’ARTAC analyse particulièrement les formes de pollution environnementales et sociétales qui peuvent favoriser le développement de cette terrible maladie.

L’association dirigée par le Professeur Dominique Belpomme poursuit d’autres objectifs. Elle s’engage à informer la population et les professionnels de santé sur le cancer et les moyens mis en oeuvre pour le prévenir ou le traiter. Parmi les autres missions qu’elle s’est fixée, l’ARTAC collabore avec différents acteurs (malades, équipes soignantes, pouvoirs publics…) dans le but d’améliorer les conditions de la prise en charge des malades.

L’association est à l’origine de l’Appel de Paris, une déclaration historique sur les dangers sanitaires de la pollution chimique, prononcée le 7 mai 2004 à l’UNESCO à l’occasion du colloque “Cancer, Environnement et Société”.

Association pour la Santé Environnementale du Québec

L’ASEQ (Association pour la Santé Environnementale du Québec) se mobilise pour aider toutes les personnes souffrantes de sensibilités aux champs électromagnétiques. Elle regrette les réponses inadaptées qu’apporte la société à ces hommes et ces femmes qui sont affectées différemment par cette condition.

Les conséquences sont terribles pour certains d’entre eux : ils ont des difficultés dans l’exercice de leur profession au quotidien voire sont incapables de travailler, ils s’isolent progressivement et ils doivent endurer des problèmes physiques handicapant. Par conséquent, ces personnes voient leur qualité de vie se dégrader sensiblement.

La Suède en avance dans la prévention

L’ASEQ met en valeur la réaction suédoise vis à vis de l’hypersensibilité aux champs électromagnétiques. Le pays scandinave a une approche adéquate en considérant ce problème de santé du point de vue de l’environnement, les hommes et femmes affectés sont davantage considérés et accompagnés pour vivre plus confortablement.

L’association Québécoise évoque sur son site les études scientifiques qui rapportent que l’exposition aux champs électromagnétiques pouvait avoir des conséquences néfastes sur la santé, notamment en affectant les marqueurs du système immunitaire et en déréglant le métabolisme cérébral de la glucose.

L’ASEQ présente des informations issues de diverses sources au sujet de l’hypersensibilité aux champs électromagnétiques et elle propose des solutions pour aider les personnes affectées. Il s’agit notamment de favoriser l’hébergement des personnes les plus touchées dans des habitats adaptés à leur condition. Elle soutient plus généralement celles et ceux qui souffrent d’hypersensibilité environnementale.

L’association s’est fixé pour mission de promouvoir des solutions écologiques dans le but de préserver l’environnement pour les générations futures. En outre, elle s’engage à sensibiliser le grand public sur les hypersensibilités environnementales et les moyens existants pour minimiser les expositions.

Qu’est-ce que l’électro-sensibilité ?

L’électro-sensibilité, ou hypersensibilité électromagnétique ou encore électro-hypersensibilité (HSEM) définit généralement un trouble de la santé dont l’origine provient d’une exposition aux champs magnétiques ou ondes magnétiques.

Les pathologies souvent rapportées par les personnes souffrant d’électro-sensibilité sont les suivantes :

  • Au niveau neurologique : fatigue, faiblesse, spasmes musculaires, altération des réflexes, perte de mémoire, irritabilité, douleurs articulaires, maux de têtes, vertiges, nausées, difficultés de concentration, dépression, anxiété, insomnie, douleurs dans les jambes, fièvre, voire même dans certains cas psychoses ou paralysies.
  • Au niveau cardiaque: modification de la pression sanguine, palpitations, arythmie, modification du rythme cardiaque, manque de souffle, douleurs diverses dans la poitrine.
  • Au niveau respiratoire : pneumonies, asthme, sinusites, bronchites.
  • Au niveau de la peau : sensation de brûlure, rougeurs, démangeaisons.
  • Au niveau des yeux:tension oculaire, détérioration de la vision, douleurs et sensations de brûlures, cataracte.
  • Autres symptômes généralement rapportés : perte d’odorat, bourdonnement dans les oreilles, déshydratation, saignements du nez, saignements, modification dans l’assimilation de sucre, problèmes immunitaires, problèmes digestifs, douleur abdominale, problème de thyroid, douleurs aux ovaires ou aux testicules, sécheresse de la bouche, de la langue, des yeux, grande soif, perte de cheveux, douleurs dans les dents, détérioration des sens.

Habitez-vous à proximité d’une source de pollution électromagnétique ?

Cartoradio recense les stations radioélectriques implantées sur le territoire français et cette plateforme présente les mesures de champ électromagnétiques émis par les antennes. C’est l’Agence Nationale des Fréquences qui propose cet outil sur son site internet. Chaque utilisateur a accès aux informations concernant les différentes installations. 159 000 installations autorisées recouvraient le territoire en mai 2012 selon l’AFNR et nul doute que ce chiffre a bien évolué entre temps.

On distingue les supports d’installations radioélectriques des installations elles-mêmes qui désignent les équipements d’émission/réception et les antennes associées. De plus, on différencie quatre catégories d’installations émettrices d’ondes :

  • la téléphonie mobile
  • la diffusion de la télévision
  • la diffusion de la radio
  • les autres installations

Plusieurs informations sont livrées au public sur chaque fiche de mesure. On peut notamment découvrir la date et le lieu des mesures ainsi que des indications géographiques relatives à l’emplacement des émetteurs.

Des services supplémentaires sont offerts aux internautes qui s’inscrivent sur la plateforme Cartoradio. Ils ont d’une part la possibilité de gérer leur carte de manière intuitive avec des paramètres mémorisés. D’autre part, ils ont l’opportunité d’exporter au format CSV une partie des informations relatives aux supports et aux mesures.

Les informations sont en outre accessibles via Cartoradio mobile, une application disponible sur Android et iOS.

Électrosensibilité : Témoignage

Héloise Combes est une jeune femme qui a livré en avril 2015 un témoignage poignant sur son problèmes d’électrosensibilité. Elle raconte les premiers symptômes de cette pathologie handicapante, qu’elle a subis pour la première fois il y a déjà 13 ans. Il s’agissait notamment de brûlures au niveau des mains lorsqu’elle se servait d’un ordinateur et de sensations de migraine.

Les symptômes se sont manifestés encore plus fréquemment quand Héloise a du utiliser un ordinateur de manière intensive raconte-t-elle sur son blog. Elle a du faire face à des troubles de la vue, elle a souffert de tensions musculaires et encore plus grave, Héloise a connu des pertes de mémoire, elle a éprouvé des vertiges et même subi un malaise en pleine rue.

Une intolérance générale aux ondes électromagnétiques

Son quotidien s’apparente depuis à un véritable calvaire lorsqu’elle ne respecte pas certaines précautions. La Montpelliéraine ne supporte même plus l’internet filaire, elle ressent des sifflements aigus lorsqu’elle se trouve à proximité de lignes électriques, et pire, elle ne peut plus se rendre dans un lieu où sont allumés plusieurs téléphones mobiles, sous peine de souffrir d’autres maux handicapants comme les troubles d’équilibre.

Héloise envisage de déménager afin de s’éloigner de toutes les ondes émises par les nombreux appareils que nous utilisons tous au quotidien. Elle a tenu à témoigner pour alerter le grand public quant aux dangers relatifs aux champs électromagnétiques. Un praticien qu’elle a consulté lui a expliqué que l’exposition aux ondes avait pour conséquence chez elle, un manque d’oxygénation du cerveau et une attaque des globules rouges.

Reconnaissance de la pathologie par la justice : Un premier cas en France

Les troubles liés à électrosensibilité ou l’hypersensibilité ont été reconnus pour la première fois par un tribunal français en août 2015. La plaignante s’est vue accordée le droit à une allocation pour adulte handicapé d’une durée de trois ans, éventuellement renouvelable, sous forme d’aide technique et d’aménagement de son logement.

Qu’est-ce que le DAS sur les téléphones mobiles ?

Depuis 2003, les telephones portables vendus en France doivent comporter une valeur DAS inférieure à 2 W/Kg au niveau du haut du corps et de la tête.

La réglementation actuelle encadre les niveau de radiofréquences émis par les téléphones mobiles et les antennes relais. C’est l’ANFR (Agence Nationale des Fréquences) qui se charge de l’évaluation du niveau d’exposition de la population française aux champs électromagnétique émis par les stations émettrices fixes.

Quant aux rayonnements émis par les téléphones cellulaires, il s’agit de laboratoires qui se conforment aux procédures de tests du DAS édictées par le CENELEC (Comité européen de normalisation électrotechnique).

Quels sont les portables qui émettent le plus d'ondes ?

Votre téléphone est-il plus polluant que celui de votre voisin ? Avez-vous fait le bon choix en achetant le dernier smartphone à la mode ? Vérifiez le classement des téléphones portables qui émettent le plus d’ondes et évaluez où se situe votre appareil parmi la liste des téléphones connus.

L’indice DAS (pour Débit d’Absorption Spécifique) désigne le niveau de radiofréquences générées par les téléphones lorsqu’ils fonctionnent à pleine puissance. La puissance s’exprime en watts par kilogramme de tissu et elle ne doit pas dépasser 2 W/kg au niveau du tronc et de la tête. Le DAS est systématiquement mesuré par les opérateurs et les fabricants des appareils disponibles dans le commerce. L’indice doit forcément figurer dans la documentation rédigée par les fabricants de mobiles.

Les radiofréquences ont des effets thermiques inoffensifs par la santé, puisque les ondes sont absorbées par les tissus superficiels. Des interrogations demeurent en revanche quant aux conséquences des effets non thermiques. Des précautions d’usage ont été publiées en 2003 et elles sont toujours d’actualité. Il faut privilégier l’utilisation du kit mains libre et essayer tant que faire se peut de communiquer dans de bonnes conditions de réception.

Par ailleurs, certains publics sont plus exposés aux risques et doivent être encore plus vigilants. Les femmes enceintes doivent éloigner leur téléphone du foetus, tout comme les porteurs d’implant électronique de type simulateur cardiaque qui ont intérêt de maintenir une distance minimale de 15 cm entre leur téléphone et l’appareil implanté afin d’éviter tout risque d’interférence.

La Californie impose aux vendeurs de téléphones mobiles d’informer leur clientèle sur le risque des ondes

La ville californienne de Berkeley a adopté une mesure en août 2015 imposant les magasins de téléphonie mobile à informer les consommateurs sur les risques liés à l’utilisation de ces appareils. La loi force les commerçants à indiquer dans leur établissement les risques ou fournir un document à leurs clients expliquant les rayonnements que les mobiles émettent et les recommandations pour utiliser ces appareils en toute sécurité. La loi engage notamment les marchands à informer des risques relatifs aux expositions élevées aux rayonnements lorsqu’on garde son téléphone dans sa poche ou son soutien gorge.

L’OMS a déclaré en 2011 comme potentiellement cancérigène les rayonnements de faible énergie émis par les téléphones mobiles, du fait du lien qui puisse exister entre l’utilisation de ces dispositifs et le développement de tumeurs cérébrales. Cette classification peut sembler inquiétante mais elle met en fait au même niveau de dangerosité ces appareils et la caféine, une substance susceptible d’accroître le risque de cancer. D’autres organisations comme l’American Cancer Society et le Centers for Disease Control and Prevention demeurent plus prudentes et réclament davantage de recherches avant d’émettre des recommandations.

La plus grande étude réalisée à ce jour concernait 14 000 personnes en bonne santé et 7 000 hommes et femmes qui avaient développé une tumeur cérébrale. Les auteurs n’ont pas constaté de lien entre l’utilisation de mobiles et la prévalence du taux de gliome. Ils ont cependant constaté que les individus qui s’étaient servis de leur téléphone pendant au moins 1 640 heures sans kit main libre avait 40% plus de chance de développer ce type de tumeur, mais cette tendance peut s’expliquer selon le Professeur David A. Savitz par des réponses exagérées, de la part de personnes qui recherchent des raisons pour expliquer leur maladie.
Par ailleurs, il précise que ces technologies génèrent des rayonnements non ionisants, qui n’ont pas la faculté de modifier l’ADN.

De nouvelles études sont en cours, à l’image de COSMOS, qui devrait permettre de récolter des données plus précises que celles dont nous disposons aujourd’hui. Le projet Mobi-Kids sera quant à lui intéressant pour évaluer les risques qu’encourent les enfants.

Étude Mobi-Kids : Pour identifier les risques de cancer avec les téléphones portables

Tumeurs cérébrales et téléphones portables

Les tumeurs cérébrales représentent le deuxième type de cancer le plus fréquent chez les jeunes de moins de 25 ans, juste après la leucémie. On dispose malheureusement d’assez peu d’information sur les facteurs augmentant les risques de développer une tumeur cérébrale.

L’exposition aux rayonnements ionisants (de sources naturelles comme artificielles), aux produits chimiques et aux champs électromagnétiques, et des conditions médicales très particulières sont quelques-uns des facteurs susceptibles d’être à l’origine de ces tumeurs. La démocratisation des technologies de communication et l’utilisation intensive des appareils sans fils par les jeunes peuvent être à ce titre assez inquiétant en termes de santé publique.

Malgré l’augmentation du nombre de tumeurs cérébrales chez les jeunes ces dernières décennies, elles se développent fort heureusement assez rarement jusqu’à ce jour. Des études réalisées à l’échelle internationale doivent être menées pour mieux déterminer les facteurs environnementaux qui augmentent les risques de voir apparaître cette maladie.

Le projet Mobi-Kids poursuit l’objectif suivant : évaluer la corrélation entre le risque de développer une tumeur cérébrale et les facteurs environnementaux, notamment les dispositifs de communication.

Plus d’informations sur Research Gate ou sur Crealradiation.com