La Rédaction

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Le danger des ondes électromagnétiques

Nous sommes exposés aux ondes électromagnétiques quotidiennement. Elles sont émises par les différents objets dont nous nous servons à domicile, à l’école ou au travail, tels que les téléphones, les ampoules électriques, les box internet et les téléviseurs.

Les radiations peuvent-elles pourtant avoir des conséquences néfastes pour notre santé ? Les premières polémiques sont apparues il y a une trentaine d’année. Une étude épidémiologique avaient été menée aux Etats-Unis, des chercheurs du Colorado comparant des enfants ayant succombé au cancer avec d’autres enfants en bonne santé. Ils avaient conclu que les garçons et les filles résidants près d’une centrale électrique étaient deux fois plus exposés aux ondes, et avaient plus de chances de développer un cancer. Des docteurs prenaient ces informations avec beaucoup de sérieux, à l’image de David Carpentier de l’Université de New York. Différents chercheurs ont réfuté ce type de danger ces dernières années mais le directeur pour la Santé et l’Environnement redoute toujours les conséquences des rayonnements : « Les effets biologiques des champs électromagnétiques sur le corps deviennent de plus en plus évidents » selon David Carpentier.

Il faut rappeler que nous sommes exposés d’une part à des rayonnements naturels, ce sont notamment les radiations telluriques et la radioactivité cosmique avec les rayonnements solaires. Des problèmes peuvent apparaître en cas d’une exposition intensive, mais les polémiques sont surtout liées aux rayonnements artificiels. Les radiations sans fil sont par exemple stigmatisées par l’International Agency for Research on Cancer, cet organisme les a classifiées comme potentiellement cancérigènes en 2011.

L’étude des effets à long terme sur le corps humain nécessite malheureusement du temps et des protocoles de recherche très exigeants. Les technologies que nous utilisons au quotidien évoluent et les recherches réalisées il y a quelques années peuvent être parfois considérées comme obsolètes car elles concernent des équipements dont nous nous ne servons plus, qui ne répondent plus aux nouvelles normes en matière de rayonnement.

Avant de s’alarmer, nous pouvons modifier quelques-unes de nos attitudes. Il est préférable de choisir une connexion à internet via un câble ethernet au détriment du wi-fi. Nous avons également tout intérêt à tenir à distance les mobiles, en particulier la nuit lorsque nous ne les utilisons pas et en voiture lors des déplacements.

Le principe de précaution sur les ondes électromagnétiques

Vincent Corneloup, apporte ses conseils à des associations en matière de droit de l’environnement, notamment Robin des toits, celle qui met régulièrement en lumière les dangers des ondes électromagnétiques.

Il stigmatise dans un premier temps les valeurs limites d’expositions à ces ondes. Par exemple, les personnes qui résident à proximité des antennes relais peuvent tout à fait être exposées en permanence à des valeurs en dessous des limites édictées par le décret du 3 mai 2002 et mettre leur santé en danger sur le long terme. Mais ces valeurs se basent sur des études anciennes et ne prennent pas en compte les travaux de recherche publiés ces deux dernières décennies.

Corneloup évoque le rapport BioInitiative de 2007 qui recense des études alarmantes sur le sujet, et fait écho de la position de l’OMS qui classe les champs électromagnétiques comme potentiellement cancérigènes. Les conséquences négatives de l’exposition aux ondes ont également été étudiées et formalisées par l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) en 2013 selon l’avocat de l’association Robin des toits.
Corneloup demande au Conseil d’Etat pour le compte de Robin des toits d’en fixer de nouvelles, à l’image de nos voisins européens comme l’Italie ou la Suisse qui ont retenu des valeurs limites plus faibles, dans le respect du principe de précaution.

Ondes électromagnétiques : pas d’effets cancérigènes avérés selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a publié un nouveau rapport le 8 juillet dernier. L’exposition aux ondes électromagnétiques n’a pas d’effets cancérigènes avérés selon elle, néanmoins elle préconise aux adultes une utilisation modérée des appareils dont les smartphones et conseillent aux parents d’éloigner ces équipements des enfants en bas-âge.

L’information essentielle du rapport est plutôt rassurante. Ses rédacteurs estiment que les données existantes “ne permettent pas de conclure à l’existence ou non d’effets chez l’enfant sur le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur ou immunitaire, ni d’effets cancérogènes ». Cependant, ils ont constaté des conséquences négatives chez les personnes qui utilisent de façon intensive leurs téléphones mobiles. Ces appareils peuvent effectivement avoir des effets négatifs sur le bien-être en favorisant l’anxiété, le stress et des troubles du sommeil.

Les plus jeunes sont les plus vulnérables et cette tendance s’explique facilement. L’exposition est plus dangereuse “du fait de leurs différences morphologiques et anatomiques » d’après Olivier Merckel qui exerce en tant que chef de l’évaluation du risque lié aux nouvelles technologies pour l’Anses. Et malheureusement, le manque de littérature en la matière conduit à la plus grande des vigilances. Ce scientifique affirme qu’’il n’y a pratiquement pas d’études disponibles pour les enfants ».

L’agence sanitaire conseille ainsi de « retarder l’âge de la première utilisation”. Tous les terminaux tactiles ne sont pas sur le même pied d’égalité. « Nous avons des interrogations sur les tablettes, notamment celles qui fonctionnent non pas en wifi mais en 3G ou 4G » selon Olivier Merckel.

Par ailleurs, l’Anses encourage l’évolution des conditions de mesures afin qu’elles soit en plus en phase avec les conditions réelles d’utilisation.

Li-Fi : une nouvelle solution contre la pollution électromagnétique ?

Le Li-si serait-elle la technologie inoffensive qui va se démocratiser ? Ce procédé utilise la lumière comme moyen de transmission de données. Ce sont les centaines de millions de clignotements qui ont la faculté de transférer des données jusqu’à 1 Gbit/seconde.

Les avantages de cette innovation technologie sont multiples. Elle donnera la possibilité de se géolocaliser sans GSM ni Wifi à l’intérieur des bâtiments. Les ondes optiques ne sont pas capables de traverser les murs, ces réseaux seront ainsi plus faciles à sécuriser. Par ailleurs, elle ne génère pas d’interférence avec les ondes radio et elle repose sur une bande de fréquences entièrement libre.

Cependant, cette technologie n’est pas dénuée de contraintes. La lumière doit fonctionner en permanence et le dispositif doit être maintenu dans son champ. Aucun obstacle ne doit perturber la transmission. Plus grosse limite encore, on ne trouve aucun terminal compatible Li-fi sur le marché. Les composants sont matures mais les particuliers ne devraient pas avoir accès à cette technologie avant au mieux 2018.

Les professionnels expérimentent en revanche le dispositif et suscitent la curiosité du public. L’hypermarché Carrefour a introduit le Li-fi dans une de ses enseignes à Lille afin d’aider ses clients à se repérer plus facilement dans le magasin. Dans le sud-ouest de la France, un hôpital a adopté cette technologie dans un service d’Urgence. Ses agents peuvent accéder aux dossiers des patients grâce au réseau.

Exposition aux ondes et apparition de certains cancers

Des scientifiques ont constaté un lien entre certains cancers et l’exposition aux ondes radio. Cette nouvelle information vient relancer la polémique sur le supposé usage dangereux du smartphone.

Ce sont des chercheurs américains opérant dans le cadre du programme national de Toxicologie qui ont mené une étude sur ce sujet. Ils ont exposé des rats à des ondes radio in utero et plusieurs fois après leur naissance. Ces rongeurs ont été soumis à ces ondes pendant 9 heures par jour et sept jours par semaine, alternant des cycles d’exposition de 10 minutes et des périodes de non exposition du même laps de temps. Il s’agissait d’un premier groupe de 90 individus et d’un autre groupe (dit témoin) composé du même nombre de sujets qui n’ont eux pas été exposés à ces rayonnements.

Les scientifiques américains ont observé deux résultats après deux années de travail. Ils se sont d’une part rendus compte que les rats du premier groupe avaient un poids de naissance inférieur à celui de ceux appartenant au groupe témoin. D’autre part, ils ont constaté que les rongeurs du premier groupe développaient davantage de tumeurs que ceux du groupe témoin. Plus précisément, les fréquences émises avaient un léger impact sur le gliome du cerveau et le schwannome du coeur.

Il ne s’agit que des résultats partiels donc il sera intéressant de prendre connaissance des conclusions des scientifiques lors de la publication de l’étude finalisée. Par ailleurs, il est important d’expliquer que les niveaux d’exposition étaient largement supérieurs à ceux que connaissent les humains avec l’utilisation de téléphone portables vendus dans le commerce. En outre, on peut se poser des questions quant à la méthodologie utilisée (cycle régulier 10 minutes/10 minutes).

Source: http://biorxiv.org/content/biorxiv/early/2016/05/26/055699.full.pdf

Les concepteurs de smartphones et tablettes ne recommandent pas leur usage à leurs propres enfants

Les dirigeants des grandes groupes de la Silicon Valley sont les ambassadeurs des nouvelles technologies, mais ils n’encouragent pas pour autant leurs progénitures à les utiliser, loin s’en faut !

Le journaliste Nick Bilton, spécialiste high-tech pour le compte du New York Times a rapporté que Steve Jobs et les autres cadres des firmes multinationales tels qu’Ebay, Yahoo ou Google contrôlaient rigoureusement l’utilisation de la technologie par leurs enfants.
Le créateur de l’iPhone avait par exemple expliqué que ses enfants ne s’étaient jamais servis d’un iPad. Les descendants d’Evan Williams (co-fondateur de la plateforme de micro-blogging Twitter) n’utilisaient pas non plus de tablette tactile. Ces deux dirigeants n’étaient pas des exceptions à en croire Bilton. Certains parents limitent l’accès à ces terminaux seulement le week-end tandis que d’autres permettent à leurs enfants de les utiliser à raison de 30 minutes par jour maximum.

Chris Anderson, qui a travaillé au sein de la rédaction du magazine Wired; avance une raison très claire pour expliquer cette attitude. Selon lui, le fondateur d’Apple “ne voulait pas que ses enfants puissent être confronté à ces problèmes”. Mais de quels problèmes parle-t-il ?

Les parents les plus prudents ne disent pas clairement qu’ils redoutent l’impact sur la santé de l’utilisation précoce des technologies. Mais ils sont nombreux à faire scolariser leurs garçons et leurs filles à la Waldorf School, dont la direction assure que les appareils high-tech représenteraient une menace pour la créativité, le comportement social et la concentration des enfants. Le psychiatre Serge Tisseron recommande quant à lui une progressivité dans l’usage des nouvelles technologies.

Quels remèdes pour les electrosensibles ?

Les résultats d’une étude dirigée par le Professeur Belpomme ont été dévoilés dans la revue américaine Reviews on Environnement Health. Le cancérologue et ses équipes ont identifié chez des personnes souffrant d’intolérances aux champs électromagnétiques ou aux produits chimiques multiples des anomalies au niveau sanguin et urinaire.

Dominique Belpomme a répondu aux questions de Santé Magazine pour livrer son éclairage sur sa publication. Les champs électromagnétiques sont d’une part à l’origine d’une neuro-inflammation chez les malades qu’il a diagnostiqués. D’autre part, ils entraînent chez ces hommes et ces femmes un mécanisme de stress oxydant. Ces personnes n’ont pas de pathologie psychiatrique ou psychosomatique.

Le Professeur Belpomme souligne le manque d’équipement en France pour réaliser un diagnostic d’électrosensibilité. Il évoque notamment l’utilisation d’un échodoppler cérébral pulsé, il en existe un seul exemplaire à Paris.

Aucun traitement n’existe à ce jour pour guérir totalement les malades. Les chercheurs ont tout de même mis au point des traitements efficaces pour diminuer l’intensité des symptômes. Il s’agit notamment de l’utilisation de la ginkgo biloba et de la papaye fermentée pour revasculariser le cerveau. 60 à 70% des patients verraient leur santé s’améliorer significativement.

 

EHS et MCS : Une base de connaissances scientifique sur les troubles électromagnétiques

http://www.ehs-mcs.org/
http://www.ehs-mcs.org/

L’EHS et MCS est une plateforme d’informations mise à disposition des patients et des médecins sur l’hypersensibilité aux champs électromagnétiques et aux produits chimiques. Il est la propriété de l’ARTAC, l’Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse dirigée par le Professeur Belpomme, épaulé par ses équipes. Les informations présentées sur ce site sont le résultat de leurs recherches et de leur prise en charge de plus de 700 personnes souffrant d’électrohypersensibilité depuis 2008.

Ils définissent tout d’abord les notions d’intolérance, de susceptibilité et d’hypersensibilité. Ils font également un éclairage sur l’électrohypersensibilité et la sensibilité multiple aux produits chimiques. On peut également découvrir sur ce site la description du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et s’intéresser à ses formes cliniques.
Le grand public et les professionnels de santé ont par ailleurs l’occasion d’étudier les critères de diagnostique de ce syndrome, tant sur le plan clinique que biologique.

Les hommes et les femmes dits électrohypersensibles disposent d’une fiche pratique explicative sur la pollution électromagnétique et les principes pour s’en protéger. L’ARTAC détaille en outre les traitements existants et fait un point sur les essais thérapeutiques menés de concert avec l’ECERI (European Cancer and Environment Research).

Les publications scientifiques consacrées aux différents phénomènes que nous avons cités sont référencées sur ce site.

Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse

L’ARTAC (Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse) désigne un organisme de recherche qui unit des cancérologues, des malades et représentants de la société civile.

Ses travaux sont notamment menés dans le but de diminuer le nombre de nouveaux cancers. Les recherches réalisées par ses membres ont également pour objectif d’améliorer le pronostic des cancers diagnostiqués chez les malades. Elles doivent contribuer à la mise au point de nouveaux traitements anti-cancéreux. L’ARTAC analyse particulièrement les formes de pollution environnementales et sociétales qui peuvent favoriser le développement de cette terrible maladie.

L’association dirigée par le Professeur Dominique Belpomme poursuit d’autres objectifs. Elle s’engage à informer la population et les professionnels de santé sur le cancer et les moyens mis en oeuvre pour le prévenir ou le traiter. Parmi les autres missions qu’elle s’est fixée, l’ARTAC collabore avec différents acteurs (malades, équipes soignantes, pouvoirs publics…) dans le but d’améliorer les conditions de la prise en charge des malades.

L’association est à l’origine de l’Appel de Paris, une déclaration historique sur les dangers sanitaires de la pollution chimique, prononcée le 7 mai 2004 à l’UNESCO à l’occasion du colloque “Cancer, Environnement et Société”.

Association pour la Santé Environnementale du Québec

L’ASEQ (Association pour la Santé Environnementale du Québec) se mobilise pour aider toutes les personnes souffrantes de sensibilités aux champs électromagnétiques. Elle regrette les réponses inadaptées qu’apporte la société à ces hommes et ces femmes qui sont affectées différemment par cette condition.

Les conséquences sont terribles pour certains d’entre eux : ils ont des difficultés dans l’exercice de leur profession au quotidien voire sont incapables de travailler, ils s’isolent progressivement et ils doivent endurer des problèmes physiques handicapant. Par conséquent, ces personnes voient leur qualité de vie se dégrader sensiblement.

La Suède en avance dans la prévention

L’ASEQ met en valeur la réaction suédoise vis à vis de l’hypersensibilité aux champs électromagnétiques. Le pays scandinave a une approche adéquate en considérant ce problème de santé du point de vue de l’environnement, les hommes et femmes affectés sont davantage considérés et accompagnés pour vivre plus confortablement.

L’association Québécoise évoque sur son site les études scientifiques qui rapportent que l’exposition aux champs électromagnétiques pouvait avoir des conséquences néfastes sur la santé, notamment en affectant les marqueurs du système immunitaire et en déréglant le métabolisme cérébral de la glucose.

L’ASEQ présente des informations issues de diverses sources au sujet de l’hypersensibilité aux champs électromagnétiques et elle propose des solutions pour aider les personnes affectées. Il s’agit notamment de favoriser l’hébergement des personnes les plus touchées dans des habitats adaptés à leur condition. Elle soutient plus généralement celles et ceux qui souffrent d’hypersensibilité environnementale.

L’association s’est fixé pour mission de promouvoir des solutions écologiques dans le but de préserver l’environnement pour les générations futures. En outre, elle s’engage à sensibiliser le grand public sur les hypersensibilités environnementales et les moyens existants pour minimiser les expositions.